La Laine, 4e partie


Une chronique de Patricia de Homelaine.fr

Les fibres naturelles : Fibres naturelles animales, 2e partie

L’alpaga

Comme son nom l’indique, elle provient de la tonte de l’alpaga, un mammifère de la famille des camélidés qui vit principalement dans les Andes.
La laine d’alpaga est une fibre de très haute gamme, plus douce, plus chaude, plus résistante et plus légère que la laine de mouton. On peut tondre l’animal tous les ans, mais sa toison peut être gardée deux, voire trois ans. Les poils mesurent de 15 à 20 cm de long et l’animal donne de 2 à 3 kg de poil par an.


Photo by Jen MacHarg on Unsplash.com

La laine d’alpaga est tissée seule ou mélangée à d’autres fibres.

Les +: Douceur
Les -: Sa rareté et donc son prix : un alpaga ne produit que deux à trois kilos de poils par an.

📌

Pour en savoir plus sur l’alpaga je vous recommande les articles de Jessica « Ranch H et J » spécialisée dans l’élevage des alpagas : https://francrochet-lecollectif.com/category/le-ranch/

Le mohair et le kid mohair (chevre angora)

La toison de la chèvre angora, longue et frisée, donne un tricot chaud et léger. Facile à teindre, elle est d’une excellente tenue même lorsqu’on choisit de la tricoter lâche et aérée. A ne pas confondre avec l’angora (poils de lapin).

Photo via Bergers Cathares

La chèvre angora
D’origine turque, (Angora est l’ancien nom d’Ankara) elle a les poils longs, blancs et très fins. Ils servent pour la confection de la laine mohair, mohair du mot arabe « mukhapa » signifiant de choix et d’élite. Au XIe siècle en Turquie, l’étoffe tissée en mohair est réservée aux vêtements du Sultan et comme pour le mérinos en Espagne, sortir en fraude de Turquie une chèvre angora valait la peine de mort jusqu’au milieu du XIXe siècle. La fibre mohair douce et chaude, sert à la confection de lainages, draperies et velours.
La chèvre angora, rustique, est assez facile à élever. Elle se nourrit d’herbes, de foin, de ronces et est très efficace pour nettoyer un terrain…. Les chèvres pèsent en moyenne de 30 à 40 kg et vivent une dizaine d’année. Elles sont tondues deux fois par an et produisent en moyenne 5 kg de mohair brut par an (à chaque tonte, on récolte de 2 à 2,5 kg de laine). La finesse moyenne de la toison est de 27 à 40 microns (millièmes de millimètres) et la longueur de mèche est de 8 à 15,5 cm (jusqu’à 30 cm chez les sujets les plus âgés) après 180 jours de pousse. Les chevreaux sont tondus pour la 1ère fois vers l’âge de 6 mois et donnent le kid mohair (le plus doux, moins de 30 microns). Elle est également élevée aux Etats-Unis et en Afrique du Sud. Depuis le début des années 80, des éleveurs Français, en collaboration avec l’I.N.R.A. et l’Institut de l’Élevage, tentent d’améliorer la race dans le but d’obtenir une fibre mohair de très grande qualité.

Les +: Gonflant et moelleux, ne feutre pas.
Les -: Manque d’élasticité et risque de gratter!

Pour quel vêtement? Les pulls over-sized, comme on les aimait dans les années 1980.

L’angora (issu du lapin angora)

La laine angora est donc produite avec le poil long et soyeux du lapin angora, mais aussi parfois du yack ou du mouton angora. Elle est récoltée par tonte ou épilation au peigne.

Le poil du lapin angora est récolté soit par tonte, comme en Allemagne, ou par épilation au peigne, comme en France, ou encore par arrachage de la toison, comme cela peut se pratiquer en Chine.

La méthode de récolte dépend de la race utilisée. L’angora français est bien adapté à l’épilation au peigne quand elle est faite en période de mue, moment où le lapin connaît une chute naturelle du poil aux changements de saison, au printemps et surtout à l’automne. Les races de lapins dont le poil est plus résistant, comme ceux élevés par les allemands ou les chinois, sont mieux adaptés à la tonte.

Le lapin angora donne jusqu’à un kilogramme de poils par an. Si les poils sont épilés avec un peigne ils seront doux, brillants et d’une qualité supérieure que s’ils sont rasés.

La filière de production d’angora est actuellement en fort déclin, faisant suite à des campagnes médiatiques de dénonciation de la cruauté associée à sa production. La Chine, qui produisait en 2013 90% de la fourrure angora mondiale a ainsi vu la valeur de ses exportations d’angora chuter de 81% entre 2010 et 2015.

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A savoir : l’angora chinois est régulièrement pointé du doigt en raison des méthodes de récolte jugées cruelles envers les animaux.

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A suivre le mois prochain : Les fibres naturelles, 3ème partie

(Sources utilisées: histoiretricot.canalblog.com, fr.wikipedia.org, tetenlaine.eklablog.com)

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