La Laine, 6e partie : yak, chameau et soie

Une chronique de Patricia de Homelaine.fr

Les fibres naturelles : Fibres naturelles animales, 4ème partie

Le yack

À l’époque des Incas, la vigogne, mammifère de la même famille que l’alpaga, était considérée comme une espèce sacrée, cadeau des dieux. Aujourd’hui encore, elle conserve son caractère exceptionnel. C’est en effet un produit encore plus rare que le cachemire, celui-ci étant déjà moins disponible que la laine. Après en avoir stoppé la production dans les années 1970 sous peine d’extinction de l’espèce, son commerce est à nouveau libéré depuis 2002, mais encadré et réglementé.

Le yack, ou yak, est un grand ruminant des hauts plateaux du nord du Tibet. La femelle du yack est la dri ou nak. Très puissant et robuste, symbole de chaleur l’hiver, résistant au froid jusqu’à -40°C.

Il possède une épaisse fourrure constituée de longs poils qui tombent presque jusqu’au sol.

photo https://pixabay.com/photos/mongolia-yak-wild-animal-739805/

Le yack mue en été. Sa fourrure hivernale se détache en larges plaques.

Chassé par l’homme, le yack s’est retranché dans l’Himalaya. C’est le seul bovidé sauvage qui a réussi à tenir les hommes à distance. Il est domestiqué en Mongolie. On utilise son lait, sa viande et sa fourrure. A l’état domestique, on trouve également des yacks en Chine, au Népal et au Bhoutan. Il est cependant très menacé d’extinction. Il ne reste que quelques spécimens sauvages. La plupart des populations ont été domestiquées par l’homme.

La laine utilisée est collectée très aisément par les éleveurs, et sans aucun impact négatif sur les animaux, lorsque les yaks la perdent naturellement au printemps entre mars et juillet.

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Les +: Chaleur, douceur, légèreté et totalement equitable
Les -: ?

Poil de chameau ou de dromadaire

Au printemps, lors de la mue, l’animal renouvelle son pelage qu’il abandonne par touffes. Il peut aussi être tondu une fois par saison. La laine ainsi récoltée est ensuite triée et débarrassée de ses jarres ou poils les plus grossiers. La laine de camélidé possède des propriétés uniques.

La laine de qualité la plus fine est obtenue à partir des bêtes d´un an avec un diamètre de fibre de 16-18 microns.

Elle est plus solide et plus légère que d’autres types de laines et ses poils sont vides à l’intérieur grâce à quoi elle garde mieux la chaleur. Non seulement elle protège contre le froid et la chaleur, repousse l’eau, absorbe l’humidité, mais encore retient l’air, résiste à la pollution, est très élastique et solide. Ses couleurs sont si belles qu’elles sont souvent gardées dans leurs teintes naturelles.

photo https://unsplash.com/photos/JkTLaWiECL8

De toutes les types des laines c’est celle de chameau qui contient la plus grande quantité de lanoline (cire animale). А la température de 36-37° C la lanoline est facilement absorbée par la peau en l’influençant favorablement, ainsi que les muscles et les articulations. La laine de chameau est antistatique, a la capacité de repousser la poussière, et même protègerait la personne contre l’influence des champs électromagnétiques.

L’espérance de vie moyenne d’un chameau est de 60 à 70 ans. La chamelle pèse jusqu’à 600 kg et le mâle plus de 800 kg.

De plus la chaleur sèche donnée par la laine de chameau a des effets curatifs. Dans les vêtements faits de cette laine la personne ne transpire jamais. Tout ça parce que cette laine est très hygroscopique, en plus, grâce à la structure des poils, laisse parfaitement passer l’air.

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Annecdote Avicenne (980-1020, philosophe et médecin arabe) dans ses travaux décrivait les propriétés miraculeuses de la laine de chameau et recommandait aux patients de la mettre aux endroits douloureux du corps. La laine de chameau a un très bon effet réchauffant, grâce à quoi les vaisseaux se dilatent, la microcirculation du sang augmente, activant le métabolisme et les procédés de réduction dans les tissus. Comme résultat la laine de chameau en vertu de ses propriétés curatives est capable dans certains cas de soulager des symptômes divers de névrite, névralgie, la myodynie, arthrites, douleurs rhumatismales.

Le cas particulier de la Soie

La soie est la plus belle de toutes les fibres naturelles et elle est récoltée à partir des cocons du ver à soie. On différencie la soie du mûrier et la soie sauvage. La chenille du mûrier est la seule race qui se laisse élever, toutes les autres chenilles comme la chenille tussau sont des fournisseurs sauvages.

https://pixabay.com/photos/silkworm-cocoon-silk-manufacture-2456852/

Afin de récupérer la soie, les cocons produits par les chenilles, arrivés à maturation entre 8 à 10 jours subissent l’étouffage : mis dans des étuves de 70 à 80 °C, puis trempés dans l’eau bouillante pour que le grès (ou séricine, colle naturelle protégeant les brins) se ramollisse. La chrysalide doit être tuée sans abîmer le cocon. Le papillon ne vera jamais le jour.

Pour fabriquer 10 grammes de soie, il faut exploiter environ 150 chenilles.

Entretien des fibres animales

ATTENTION ! La plupart du temps, les fibres animales ne peuvent être lavée qu’à la main et ce uniquement avec une lessive douce ou spécialement adaptée à la laine. La matière moelleuse est repassée au niveau 2 avec une serviette entre la laine et le fer à repasser. Le sèche-linge est absolument impensable !

A suivre le mois prochain : Les fibres naturelles végétales

(Sources utilisées: histoiretricot.canalblog.com, fr.wikipedia.org)

2 réflexions sur “La Laine, 6e partie : yak, chameau et soie

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