LE RANCH, 11e PARTIE : Les fibres naturelles

Être producteur de fibres comporte son lot de défis.

Mon défi le plus grand est sans aucun doute les réseaux sociaux et internet en général. Il est un peu plus difficile de se faire connaître. C’est sans doute le commentaire qui revient le plus souvent quand je parle de fibre naturelle : les gens ont de la difficulté à nous trouver et à nous connaître. Être producteur de fibre signifie que l’on fasse passer nos animaux avant toute chose, il nous reste donc beaucoup moins de temps pour jouer sur internet.

Au Québec, nous avons un grand choix de fibre animale, teinte ou non, mais encore très peu de fibre végétale. Voici d’ailleurs une liste des différents types de fibre que vous pouvez retrouver :

  • alpaga (huacaya et suri),
  • mouton (finnois, cotswold, icelandic, etc),
  • angora,
  • mohair,
  • cachemire,
  • lin,
  • chanvre,
  • asclépiades (soie d’Amérique),
  • yack,
  • lama,
  • etc
Chèvre angora de chez Plume et Biquette

Les producteurs doivent y aller avec l’offre et la demande. Si un producteur de fibre de mouton a une demande moyenne de 40 lbs de fibre par année, il ne produira pas 70 lbs : c’est un investissement beaucoup trop grand.

Par contre, ce qui est bien c’est que nous sommes plus accessibles, c’est-à-dire que si vous êtes un travailleur de la fibre et que vous avez un projet en tête, il est facile d’en discuter avec votre producteur local. Le producteur se fera un plaisir de discuter avec vous de la grosseur du fil, de la couleur, de la qualité et de la quantité. Si la demande est là, la production peut augmenter. Il faut simplement planifier un peu plus à l’avance. 

De plus en plus, les éleveurs se concentrent sur une ou deux grosseurs de fil dans leur stock. Pour le choix de couleur, il y a des éleveurs qui ne teigentt pas leur fibre (comme moi, qui garde le tout aux couleurs naturelles), d’autres qui teignent de façon naturelle à partir de plantes, d’autres encore qui teignent de façon plus chimique. Chaque teinture a son code de couleur pour que l’éleveur puisse la refaire. Il vous suffit dans ces cas-là de garder le code couleur pour avoir un lot de la même couleur. 

Mouton Cotswold de chez Plumes et Biquette

Un autre commentaire qui revient souvent c’est que la fibre au Québec est plus dispendieuse.

Oui et non.

Je m’explique. Oui, la fibre est plus dispendieuse si on regarde juste le prix. Toutefois, si on regarde du point de vue de la qualité, du bien-être animal, du coût de la vie au Québec, des contraintes que la température nous apporte à chaque saison, qu’en tout temps avec prise de rendez-vous vous pouvez aller voir directement à la ferme les animaux qui vous donnent la fibre, etc… non, ce n’est pas dispendieux.

En conclusion, il ne faut surtout pas hésiter à parler de votre projet de crochet (ou tricot) avec votre éleveur : il ou elle se fera un plaisir de répondre à vos questions, mais aussi de vous aider dans votre projet.

Et si vous voulez un plus grand choix de fibre naturelle dans vos boutiques de laine, chez votre teinturière, ou encore chez votre patronniste n’hésitez pas à le demander. N’oubliez pas que tout est basé sur l’offre et la demande !

Bonne découverte de la fibre québécoise !

N’hésitez pas à suivre cette belle aventure

Ranch H et J, élevage d’alpaga

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