Le Ranch : Fibre végétale, 1re partie

Souvent, quand je dis que j’élève des alpagas pour leur fibre, je me fais reprocher de profiter de mes animaux. Si vous lisez mes articles depuis un moment, vous savez déjà que c’est avant tout pour leur bien-être que je les tond à tous les ans.

Quand les gens me font ce reproche, ils me disent immanquablement que je devrais travailler avec de la fibre végétale. Mais est-ce que la fibre végétale est vraiment mieux pour l’environnement ? Voici quelques informations éclairantes à propos des fibres végétales.

Le coton

C’est une fibre qui provient du cotonnier. Elle est presque entièrement constituée de cellulose pure. C’est la fibre avec la plus grosse production mondiale. Elle provient en grande majorité de la Chine et de l’Inde.

Environ le quart des surfaces cultivées le sont avec du coton génétiquement modifié (OGM). Dans la culture du coton, à cause de la fragilité du plant, les producteurs utilisent beaucoup de pesticides. C’est aussi une culture qui demande beaucoup d’eau. La mer d’Aral est en train de s’assécher à cause de la culture du coton.

Le bambou

Cette fibre provient, comme son nom l’indique, du bambou qui est cultivé principalement en Chine. Il existe 2 sortes de textile de bambou : le bambou lin, qui est écologique puisqu’il est transformé avec des enzymes naturels et sans produits chimiques ; et la viscose de bambou, qui est transformée de façon chimique pour régénérer la cellulose.

C’est la viscose de bambou que l’on retrouve le plus sur le marché. Ce type de fibre perd son action antibactérienne lors de la transformation chimique. Les forêts de bambou, dû à l’augmentation de l’engouement pour cette fibre, sont sujettes à la déforestation. Cette plante est aussi la principale nourriture du panda qui peut manger jusqu’à 20 kg de bambou par jour.

Comme les forêts de bambou se réduisent de plus en plus, le panda fait partie des animaux menacés. Il faut donc faire bien attention au type de bambou que l’on utilise.

Les asclépiades

Mieux connue sous le nom de soie d’Amérique, cette plante produit des filaments de soie dans sa cosse ; ce sont ces filaments qui permettent aux graines de partir au vent pour se ressemer. C’est aussi une plante très importante pour le papillon monarque qui est en voie d’extinction.

Au Québec, cette plante a longtemps été considérée comme une mauvaise herbe, mais en est aujourd’hui l’un des plus gros producteurs. Cette fibre est principalement utilisée dans la confection d’isolant thermique, d’isolant acoustique ou encore d’absorbant pétrolier. Elle est aussi utilisée en mélange avec d’autres fibres naturelles par nos merveilleuses fileuses.

Cette fibre est plus difficile à transformer puisque pour la récolter nous devons ouvrir chaque gousse et y enlever les graines ; c’est aussi une fibre qui est très volatile, donc qui doit être transformée à la main.

Voilà qui fait le tour des 3 premières fibres végétales que je voulais vous faire découvrir sous un autre jour.

Il y aura d’autres fibres à découvrir… le mois prochain.

N’hésitez pas à me suivre

Jessica,

Ranch H et J, élevage d’alpaga

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