PRODUCTION ET ÉCLOSION

Aujourd’hui, je réfléchissais.
Depuis le milieu du mois de mars, je vois énormément de personnes se mettre de la pression, produire, produire et produire encore.

Je fais également partie de ces personnes. 

De mars à mai, je me suis retrouvée temporairement sans emploi, comme plusieurs d’entre vous. “Dommage collatéral” de la pandémie mondiale, disait-on. N’ayant plus d’emploi salarié, je me suis convaincue que j’avais tout mon temps libre pour m’occuper de Vilaine Bergère et de la développer plus encore. 

Dernière journée d’école à la maison… ma grimace en dit long !

Tout allait relativement bien, puis je me suis récemment rendue compte de la pression que je me faisais subir, des délais très serrés que je m’imposais. Je me suis surtout rendue compte que j’étais loin d’être la seule à avoir entamé beaucoup (trop) de projet et à me mettre une grande pression pour produire. 

Au début du confinement, je n’avais plus d’emploi, mais je faisais l’école à la maison pour les trois enfants de mon conjoint, qui complétaient, tant bien que mal, trois niveaux de primaire différents. Puis, j’ai récupéré mon emploi à temps plein, en télétravail, mais je devais rester avec les morveux, qui n’avaient pas de camps de jour cette année. 

Malgré tout ceci, j’ai publié huit patrons entre mars et septembre. Et j’en ai encore trois à venir, qui sont en cours d’écriture. Oui, d’accord, mais qu’est-ce que ça implique ? Toi, lecteur, quand tu magasine sur Ravelry, tu ne te doute peut-être pas du travail derrière le patron que tu achète. De l’idée, en passant par la réalisation du projet, l’écriture du patron, la révision, la correction, la recherche de testeuses, le test, la recorrection, le shooting photo, la création de fiche de produit et la planification des publications de lancement… On pourrait presque considérer l’écriture de patron comme un sport !

Les 8 vilains patrons

Maintenant, en ce mois d’octobre en apparence tellement automnalement normal… je sens un léger essoufflement. Je me suis mis une grande pression de production en temps d’éclosion du virus de 2020 et je constate en consultant les réseaux sociaux, que je ne suis vraiment pas la seule. Quand une passion devient une obligation, un certain stress peut envahir l’esprit. Bien que la passion soit toujours présente, reprendre son souffle devient donc important. 

Par cette longue introduction, je veux te dire, cher lecteur, prends le temps
Prends le temps de prendre le temps. 
Prends le temps de faire un projet pour toi, t’sais celui que tu veux faire depuis des mois, mais qui attend toujours sur ta pàc (ta pile à crocheter !). 
Prends le temps de t’asseoir dehors et de regarder la nature changer de couleurs et de sentir le vent frais emmêler tes cheveux et caresser ta peau. 
Prends le temps d’entamer la longue digestion que nécessitera 2020.
Prends du temps pour toi.

L’année 2020 a été et est éprouvante. Elle est longue et courte à la fois. La limite entre l’écoeurantite des mauvaises nouvelles tous les jours aux points de presse et la dépression due à l’isolement est mince. J’ai d’ailleurs longtemps hésité avant de publier ces mots. La situation mondiale de l’année 2020, imbibée de virus a tellement usé les touches de nos claviers qu’un article supplémentaire pourrait être superflu. D’autant plus que l’on semble souvent mettre de côté les “autres problèmes”, mais il faut se rappeler qu’ils n’ont pas été enrayés par la présence de ce nouveau joueur plus médiatisé. 

2020 nous quittera dans quelques semaines. D’ici là, cher lecteur, je serai une crochet-tortue et je te quitte maintenant pour poursuivre la lecture d’un excellent livre de fiction, si libérateur pour l’esprit.

Je t’invite à faire comme moi ! Lis, regarde un film, fais-toi un chocolat chaud et enroule toi dans ta belle doudou que tu n’arrive pas à terminer de crocheter !

Un chocalt chauf… ou un latté au caramel !

Si le cœur t’en dis, utilise le Courrier des brebis pour me faire part de tes commentaires, de tes idées ou simplement pour discuter.

vilaine.bergere@gmail.com

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